Eisenstein, le fondateur de l’Ecole soviétique, ordonnait chaque film comme un monde multicellulaire : il voulait que l’image fût une cellule, qu’il y eût conflit entre les cellules et au sein de chacune d’elles.
André Lambotte témoigne de cette sorte d’ambition. Ses personnages ont une existence singulière, mais ils sont soumis à l’être du tableau. Ils reçoivent un sens nouveau : qui procède d’un rythme, d’une structure en mouvement.
A mes yeux, c’est cette structure qui va l’emporter. Elle réduira peut-être la figuration, elle démantèlera peut-être la graphie, mais elle s’imposera comme telle.
Elle sera un château de cartes, une hydre à mille têtes d’un seul entêtement.
René Micha 1978